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Bernard OLLIVIER

 
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CelSiuS


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Joined: 17 Jan 2009
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PostPosted: Sat 24 Jan - 10:32    Post subject: Bernard OLLIVIER Reply with quote

De : 5859Chouette (Message d'origine) Envoyé : 21/08/2006 22:26

La Longue Marche de Bernard Ollivier.
Tome 1. Traverser l’Anatolie.

Éditions Phébus, collections brochée et "Libretto".

"La Longue Marche", c’est douze mille kilomètres de marche à pied en solitaire parcourus d'un bout à l'autre de l'Asie, d'Istanbul à Xian en Chine, en longeant l'ancienne Route de la Soie ! Depuis Marco Polo à cheval il y a six siècles, personne n’avait osé se lancer dans un tel voyage. Bernard Ollivier, marcheur impénitent et sexagénaire têtu, a cheminé pendant quatre ans, essentiellement à la belle saison car sa route, qui franchit les hauts cols d'Anatolie et du Pamir, est impraticable l'hiver. Le livre en trois tomes qu’il rapporte, "Traverser l’Anatolie", "Vers Samarcande", "Le Vent des steppes," est le récit émerveillé d'un voyageur ingénu qui va de rencontre en rencontre, ne cessant de se demander pourquoi il marche et constatant que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.

Marcher, c’est tailler sa route, mais c’est plus encore la rêver. L’important étant le chemin, non le but… Cette aventure, menée avec une exemplaire discrétion, nourrit une trilogie intimiste, humble et baignée d’un humour discret. Elle est aussi étrangère que possible à la mythologie moderne de l'exploit car Bernard Ollivier a faim de lenteur et de silences, de recueillement et de quiétude de l’âme. Sa pensée butine, vendange, moissonne des images, des sensations, des parfums et des amitiés de passage qu’elle met de côté, pour plus tard quand, le nid regagné, sera venu le temps de les trier, de leur donner un sens. Il jette un regard doucement étonné sur le monde et tout spécialement sur les spécimens de l'espèce humaine qu'il a le don d'apprivoiser en cours de route.

Dans ce récit de voyage, on chausse nos godillots et on lui emboîte le pas, marchant à ses côtés et vivant des heures magnifiques ou terrifiantes. Nous partageons ses pensées, ses rencontres, son enthousiasme, ses abattements et ses peurs. Nous triomphons de son infection des pieds, des marches forcées. Nous résistons aux mortels kangals (chiens de bergers) puis évitons in extremis la chute dans un précipice. Nous progressons en langue turque, franchissons le millième kilomètre, subissons les tentatives de vol des bandits turcs, les arrestations intempestives des militaires kurdes armés jusqu’aux dents qui livrent une guerre à l’état. Nous nous révoltons contre le sort des femmes programmées dès la naissance pour l’effacement et l’effort, les villages ayant conservé, contrairement aux villes, une structure hiérarchisée et clanique des anciennes tribus. L’écart colossal entre riches et pauvres et l’omniprésence religieuse engluent et bloquent ce pays au passé si mythique. Bernard Ollivier est sur une route ancienne que la Turquie d’aujourd’hui a semble-t-il oublié, bétonnant bêtement les caravansérails des nomades et des marchands, détruisant ainsi les vestiges de traditions et de modes de vie anciens. « Je suis parti à la recherche d’un passé dont les pauvres se moquent, parce qu’ils sont avant tout sensibles à ce qu’ils n’ont pas. Et ce qu’ils n’ont pas, moi, Occidental nanti, je l’ai mais je cherche à m’en débarrasser. »

Le voyage, c’est partir léger et se défaire de beaucoup d’acquis pour être capable de tracer un long chemin vers la sagesse. Le voyage, c’est se reconnaître, peut-être, par force, une dette envers l’Orient. Le proverbe arabe ne dit-il pas « La considération est pour celui qui voyage, le mépris pour celui qui reste à demeure » ? Les détours sont aussi une autre façon d’aller droit vers autre chose. La route de Bernard Ollivier est longue. La dysenterie lui coupera les jambes, lui fera perdre quatorze kilos en trois jours, l’obligeant, à seulement trente-cinq kilomètres de l’Iran, sa destination finale, à se faire rapatrier en France. Il gardera le souvenir émerveillé des paysages, de la beauté dépouillée des vastes étendues, des montagnes et de ses gouffres, de ses défilés, de ses vallées pelées, étroites et longues, qui s’enfoncent au-delà du regard, au cœur de la terre, de sa steppe et de ces gens si accueillants qu’il en reste encore ébloui. Il revoit le rire d’un hôte d’un soir, ce rire qui jaillit d’une dentition défaillante, dévoilant un clavier de piano fascinant. Il flotte, alors, dans un climat de bonheur simple, un parfum de frivolité, une gaieté généreuse issue de ces bonnes images où il ira piocher quand le monde le désespèrera, quand les tracasseries essaieront de saper sa sérénité. Car il sait à présent qu’on l’attendra, que l’un des plus beaux mots de la langue turque est misafir, « hôte ». Il reviendra une fois soigné et continuera "Vers Samarcande", c’est dit.


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CelSiuS


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Joined: 17 Jan 2009
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PostPosted: Sat 24 Jan - 10:32    Post subject: Bernard OLLIVIER Reply with quote

De : lalyre7032 Envoyé : 22/08/2006 10:22
Mmmmm !!!!Chouette encore une lecture qui me tente,je note.Merci.....

Combien y a t-il de volumes ?

Bizzzzzzz


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CelSiuS


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PostPosted: Sat 24 Jan - 10:33    Post subject: Bernard OLLIVIER Reply with quote

De : 5859Chouette Envoyé : 22/08/2006 11:38
3 volumes:

1. Traverser l’Anatolie
2. Vers Samarcande (je suis dedans)
3. Le Vent des steppes


Last edited by CelSiuS on Sat 24 Jan - 10:36; edited 1 time in total
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CelSiuS


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PostPosted: Sat 24 Jan - 10:34    Post subject: Bernard OLLIVIER Reply with quote

De : 5859Chouette Envoyé : 25/08/2006 15:48

La Longue Marche de Bernard Ollivier.
Tome 2. Vers Samarcande.

Éditions Phébus, collection brochée.

Bernard Ollivier poursuit sa route de la soie. Après L’Anatolie, il repart de Turquie, de l'endroit précis où quelques mois plus tôt il a piqué du nez, et franchit les dernières passes du Kurdistan. Traverse une large part de l'Iran avant de se retrouver face au terrible désert du Karakoum, impossible à traverser l'été quand le sable atteint 82°. Il a d'abord cherché un chameau, afin de transporter les indispensables douze litres d’eau par jour de survie, et s'est faire rire au nez. Têtu, il s'est fait chameau lui-même, achetant un vélo d'enfant, le désossant et le transformant en une sorte de chariot auquel il s'attelle pendant plusieurs semaines jusqu'en Ouzbékistan pour arriver aux mythiques coupoles bleues de Samarcande… Quatre mois, deux mille sept cent quarante-cinq km parcourus à pieds, quatorze kilos perdus pour « découvrir ce qui n’est ni dans les livres ni dans les guides de voyage – que je lis tous avant de partir. Découvrir quoi alors ? me direz-vous. Je ne sais pas justement. C’est rencontrer, au moment le plus inattendu, un être hautement improbable, se trouver foudroyé, sans qu’on ait seulement pu l’envisager, par l’harmonie simplissime d’un coin de campagne, ou encore se surprendre soi-même à faire ou penser ce qu’il n’a jamais été pensable qu’on fasse ou pense jusque-là. »

Même si on ne peut ébranler que celui qui est sur le point de l’être, ces moments fugitifs et vifs comme des vols d’étourneaux, dérobés à l’absurdité des hommes, ces moments magiques faits de fragiles instants où règne entre soi et le monde une telle harmonie que l’on se prend à regretter de ne pouvoir suspendre le temps, cet enchantement du marcheur décrits si simplement peuvent-ils exclure des lecteurs ? L’euphorie de la marche s’apparente à l’ivresse des profondeurs. L’optimisme chevillé d’inconscience, Bernard Ollivier prend des risques pour vivre son Orient des Milles et une nuits, celui des caravansérails et des poètes persans (Firdousi, Hâfez, Khayyam), du bouddhisme, du manichéisme, du nestorianisme et de l’islam qui ont bâti tour à tour leur temple tout au long de la route de la soie. Grandeur, décadence, bonté et roublardise, merveilles et horreurs mêlées sont les surprises que réserve ce voyage. La profonde gentillesse des âmes Aryennes et Mongoles croisées, l’accueil, la solidarité, la générosité dont elles font preuve envers ce roumi solitaire à moitié cinglé qui avance comme une buse en tirant sa carriole, atténuent la brutalité des pouvoirs dont il ne cesse de payer le tribut. Les ravages de la révolution islamique le révoltent. La richesse et la force qui font loi n’apaisent pas ses peurs et ses aigreurs qui parfois l’empêchent de goûter le monde. Mais il ne s’en cache pas, ne triche pas, il n’est pas un héros de fiction. Il est de chair et de cœur et raconte, s’interroge, vit, vibre, contemple, partage les plats, essuient des accueils rendus froids par crainte de la police. Le fanatisme est là, palpable, malade, infantilisant tout un peuple qui trafique et consomme de l’opium et de l’héroïne en cachette, qui picole de la vodka en douce des mollahs qui le prohibent. « La politique est contention. La religion, persuasion, conviction. Mais le mariage des deux porté à l’autel par les mollahs phallocrates et misogynes a donné un enfant difforme et monstrueux. » Les hommes et les femmes souffrent, s’exilent quand ils peuvent ou subissent majoritairement l’ignorance, l’hypocrisie et le goût du pouvoir des dirigeants qui érigent l’ascétisme et la délation en vertu. Les martyrs, on ne les compte plus dans ce pays où la notion de religion et de respect dû aux Anciens structure la société.

Riche de joie et de tristesse, l’extraordinaire moisson des rencontres sature sa mémoire. Des noms, des visages, des langues, des paysages, de belles âmes, et, pour finir, cette piste qui lui fait un merveilleux cadeau : « elle m’a donné envie de continuer. L’envie, encore, de frôler le divin lorsque le corps, harassé, transcendé par l’effort, libère enfin la pensée. Je veux encore, pendant deux mille six cent kilomètres et quatre mois, rêver comme je respire… Aller plus loin, me dépouiller plus encore, alléger mon maigre baluchon. En attendant que, m’y étant préparé, je voie venir la mort avec sagesse. » Nulles palabres, du vrai, du vécu. Bernard Ollivier d’une humilité et d'une justesse de ton remarquables partage son aventure et son écriture travaillée qui font rêver et nous pousse à continuer à le suivre pour affronter Le Vent des steppes jusqu’à Xi’an, en Chine.


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CelSiuS


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PostPosted: Sat 24 Jan - 10:35    Post subject: Bernard OLLIVIER Reply with quote

De : 5859Chouette Envoyé : 23/09/2006 13:18

La Longue Marche de Bernard Ollivier.
Tome 3. Le Vent des steppes.

Éditions Phébus, collection brochée.

Troisième et dernière étape du voyage à pied de Bernard Ollivier le long de la Route de la Soie (après la Longue marche et Vers Samarcande). Il traverse la riche vallée du Ferghana, les terres du Kirghizistan, franchit les hauteurs glacées du Pamir, se perd dans les ruelles de Kashgar, longe l'interminable et sinistre désert du Taklamakan (en ouighour, « l’endroit d’où on ne revient pas ») puis le vide, les vents et la tristesse du Gobi qu’il vit comme une création du Malin, pénètre enfin dans la Chine des Han par le chemin des anciens pèlerins fidèles à l'enseignement du Bouddha. Il peine dans cette ultime chemin, car si marcher c’est aller à l’encontre de l’autre, il se heurte, au-delà du problème de la langue - misant à tort sur le langage de cœur et celui des mains -, à l’accueil froid et intéressé des chinois. Il en vient à regretter la générosité de l’Islam si hospitalier au voyageur, glissant de ce fait du statut de marcheur à celui de promeneur, devenant une curiosité au long nez, un phénomène à dépouiller qui goûte l’amère déception de n’avoir pas trouvé depuis Samarcande la moindre trace de la mythique route de la Soie. Ces pays d’Asie Centrale ignorent dans sa majorité jusqu’à son nom, exception faite des monuments religieux. Ils effacent leur mémoire…
Bernard Ollivier a entamé ce dernier voyage le moral en berne. Moins en forme mentalement, il a du mal à avancer. Imperméable au paysage et à tout questionnement qui flirterait avec la métaphysique, d’autant plus que les rencontres ne le portent pas comme en Asie Centrale, le danger de craquer est grand : « arpenteur de ma vie, c’est mon monde que je borne. » Il tient pourtant et croise par bonheur le chemin d'un moine tibétain qui lui donne une leçon de dépouillement, le poussant à s'interroger sur le sens de son entreprise. Il tire des conclusions personnelles sur le ton qu'on lui connaît, réservé, pudique, vrai. Le voyage éclaire, rétablit la priorité de l’être sur l’avoir et gomme toute velléité de paraître. Il apporte le goût de l’effort, le plaisir et la richesse de la rencontre, la découverte d’autres cultures, d’autres manières de penser, une belle moisson d’images, quelques grandes émotions et pas mal de petits bonheurs, un peu de silence et de solitude constructifs aussi. Mais cet utopiste ne se leurre pas et sur le ton de l’autodérision ne s’épargne pas : « Ma sagesse, voilà, je l’ai trouvée : c’est de n’être pas sage. […] Croire que les parents sont sages ! Il faut vraiment être chinois…» Fuyant un monde qui met les vieux au rencart, cherchant une intime vérité, loin des mensonges et des grimaces sociales, il quête une présence, une disponibilité, aussi mystérieuse que le vaste monde. S’il n’a pas trouvé la sagesse, c’est parce qu’il a eu la confirmation de toujours la porter en lui, peu conforme mais personnelle. Il a trouvé la force, ou la folie, de poursuivre sa route d’homme, celle de ne pas fuir, de ne pas se résigner à n’être plus rien dans une société dite civilisée, celle de continuer à aller, car tant qu’il vit, un homme doit aller, dans la fraternité, l’amitié, l’écoute et la compréhension. Armé d’optimisme et d’inconscience, il continuera son chemin, ailleurs : « J’achève avec ce livre la longue et belle route de la Soie. Mais ce n’est pas une fin. Juste un nouveau commencement. Allons. » La marche à pied est un extraordinaire fabricant d’avenir.

Bernard Ollivier verse tous ses droits d'auteur à l'association Seuil qu'il a créée en 2000 pour aider de jeunes délinquants à s'en sortir grâce à une «longue marche» de quatre mois dans un pays étranger (renseignements: http://www.assoseuil.org).

Prix du roman d’aventure 2004.


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CelSiuS


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PostPosted: Sat 24 Jan - 10:35    Post subject: Bernard OLLIVIER Reply with quote

De : 5859Chouette Envoyé : 17/06/2007 18:55

Visitez le blog « Ados en liberté » de Bernard Ollivier, un écrivain engagé, un homme en colère qui déclare la guerre aux députés qui vont voter l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans.

http://www.adosenliberte.com/


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lalyre


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PostPosted: Sun 24 Jan - 10:48    Post subject: Traverser l'Anatolie Reply with quote

Traverser l’Anatolie T.l de la trilogie Longue marche

Bernard Ollivier

Phébus/Libretto

320 P.

L’auteur nous fait le récit de sa longue marche ,partant d’ Istamboul ,il traverse l’Anatoile jusqu’au bout de la Turquie,son intention est de parcourir la route de la Soie,il va suivre le tracé de cette route mythique qu’ont empruntée les caravanes .Pendant ce périple il traverse des villages ou l’accueil des habitants est très chaleureux ,il loge parfois chez eux mais toujours il est invité à boire le thé..Les premiers jours il a mal aux pieds ,le sac à dos est trop lourd et la courroie lui fait mal au dos ,mais qu’importe la nature est si belle ,il nous la décrit de telle façon que l’on s’y croirait ,il refuse les invitations à monter en voiture ,il a décidé de faire cette route à pied et pourtant son parcours est parsemé de dangers,rebelles à l’affut ou brigands de grands chemins ,il veut toujours aller plus loin ,sur une journée il marche de trente à soixante kilomètres .Mais approchant de la frontière iranienne ,il est terrassé par la maladie et doit renoncer à poursuivre son rêve

[i]Un très beau récit ou l'auteur nous fait découvrir les beautés des sites qu'il traverse ,que ce soit en montagne ,dans les vastes plaines et les campagnes .C'est vrai que durant son périple ,il avoue avoir toujours l'envie d'aller plus loin ,il goûte le calme,la steppe ,les moutonnements des collines pelées.La route ,pleine de fondrières ,qui musarde entre les monts ,les champs de céréales et les pâturages que broutent les troupeaux..J'ai aimé l'accueil et la gentillesse que lui réservent les paysans des petits villages qu'il traverse .Un voyage qu'hélas il doit interrompre pour cause de problèmes de santé mais l'on sait qu'une fois guéri ,il continuera .C'est ce que je lirai dans le 2ème tome de cette trilogie...Il est certain que c'est un récit ou l'on ne s'ennuie pas ,j'ai adoré découvrir cette nature que l'auteur nous décrit si bien .....5/5


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lalyre


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PostPosted: Fri 5 Feb - 19:54    Post subject: Bernard OLLIVIER Reply with quote

Vers Samarcande  T.ll de la trilogie " Longue marche "         
 Bernard Ollivier         
 Phébus /Libretto       
                           305 P.
Voici le second tome ou l'auteur reprend sa marche ,à l'endroit exact ou il avait terminé sa première étape pour cause de maladie .Beaucoup d'anxiété pour ce départ mais très vite le plaisir de marcher reprend le dessus .Les pays qu'il va traverser :l'Iran,le Turkménistan et l'Ouzbékistan sont des pays très diffèrents de la Turquie,l'accueil est souvent méfiant ,il y a beaucoup de barrages de policiers  qui chaque fois demandent son passeport .Mais il y a de très beaux moment  comme cette  nuit enchanteresse ,qu'il passe ,près d'un caravansérail ,couché ,il regarde le ciel constellé et pure ,l'air est chaud et le matin ,un oiseau lui offre un concert tandis que le ciel blanchit vers l'est .Il repart ,se retourne et regarde longuementle village qu'il vient de quitter ,qui semble tapi au pied du caravansèrail.Il fait l'ascension d'une petite montagne qui domine la ville de Téhéran ,le chemin est ardu ,un torrent dégringole au fond de la vallée,et les noyers qui le bordent mettent une heureuse touche verte dans le paysage ocre ,brûlé par le froid en hiver et par le soleil en èté.Il nous parle aussi du fanatisme des mollahs,de la peur qu'ont les habitants de la police mais il fait aussi les portraits de très émouvantes rencontres ,il nous parle aussi de la soif qui le torture ,buvant jusqu'à 10 litres d'eau par jour .Il raconte comment il s'est construit une petite charrette à partir de roues de vélo d' enfant, récupèrés dans un bazar ,de sa traversée du désert ,de sa peur des petites bêtes qui y pullulent .des cultures de coton à perte de vue ,de la route de la soie qui devient pour lui la route du coton .Beaucoup d' effort mais cet homme se sent souvent des ailes aux semelles de ses chaussures car les paysages sont attrayants  et il veut toujours avancer pour voir plus loin,regarder des beautés architecturales ,rencontrer des gens et leurs façons de vivre ,beaucoup plus que de faire des prouesses  .Enfin voici qu 'apparaissent les coupoles d'or de Samarcande........

Il faut que j' arrête de décrire ce T.ll aussi passionnant que le premier ,de belles descriptions très imagées m'ont fait rêver ,une lecture dépaysante .On ressent très fort la chaleur humaine et les émotions que notre héros a éprouvées lors des rencontres ,il a seulement regretté la barrière des langues .Une belle écriture simple.une lecture instructive et remplie de rêves ,qui sera encore un coup de coeur ......5/5


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lalyre


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Joined: 14 Jan 2009
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PostPosted: Tue 16 Feb - 20:07    Post subject: Bernard OLLIVIER Reply with quote

Le vent des steppes T lll de la trilogie "longue marche "         
 Bernard Ollivier       
Phébus/Libretto             
                     339 P.
Voici deux jours que Bernard est parti de Samarcande ,son corps proteste ,les muscles sont douloureux ,ses jambes semblent refuser les kilomètres ,une soif sans pareil le torture ,une chaleur intolèrable n'arrange rien ,chaque kilomètre est cruel les premiers jours ,il a très difficile de s'accoutumer à la solitude de ces grands espaces ,mais il est volontaire malgré la déprime du départ.Cela va passer très vite car le voici déja récompensé par la beauté du paysage .Une vaste plaine ou des troupeaux ,dans les fleurs jusqu'au poitrail,errent librement sur les pentes .La montagne est habillée de trois couleurs;rondeurs roussies par le soleil ,vallons verdoyants ou parfois chante un torrent presqu'à sec à cette saison,et là-haut ,dans les déshabillés de nuages vaporeux,des pics qui laissent de temps en temps apercevoir leur neige virginale et leurs glaciers aux miroitements cruels.le panorama qui s'offre à lui est fabuleux.Le soir ayant grimpé un dénivelé de plus de mille mètres ,il arrive à une yourte ,grosse bête blanche sur fond vert.le soleil s'abîme derrière des pics qu'il colore de sang avant de les transformer en ombres chinoises,paysage majestueux et rupestre ou le temps s'esr arrêté .Il longe le sinistre désert de Taklamatan ,il est immense ,il mesure trois cent mille kilomètres carré é,la moitié de la france ,il a mauvaise réputation.Plus loin après avoir marché une longue distance ,il aperçoit l'ancienne prison de Daobangfang ,elle pouvait accueillir un millier de personnes.C'est en arrivant à Ouroumtsi que se termine son périple qu'il reprendra l'année suivante pour arriver à Xi'an le but de son long périple .Mais pour cela il lui faudra traverser le désert de Gobi avec ses tempêtes de sables ,aller vers les monts célestes.il termine son son livre en avouant n'avoir jamais marché seul ,car il s'est toujours senti accompagné des lecteurs de ses livres précédents et surtout par leurs encouragements .

Il est vrai que j'ai eu l'impression de marcher avec Bernard ,tant par les descriptions des paysages que par ses rencontres ,sa souffrance aussi car il ne faut pas croire que cet homme courageux a fait cette longue marche sans problèmes ,se déshydratant par la transpiration ,il buvait au moins dix litres d'eau par jour ,il a attrapé la tourista plusieurs fois ,ce qui
l' affaiblissait considérablement,il a vécu les milles et un dangers en traversant ces pays dangereux ,tout cela est décrit dans ses livres sans la moindre fanfaronnade .je salue cet homme pour son immense courage .5/5


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